L'Amazone (en espagnol Río Amazonas, en portugais Rio Amazonas) est un fleuve d'Amérique du Sud Son débit moyen de 185 000 m³/s est plus élevé que celui de tous les autres fleuves de la planète : le volume d'eau transporté est équivalent à celui des six fleuves qui le suivent dans la hiérarchie. Avec une longueur d'environ 6 500 km, c'est le plus long fleuve de Terre avec le Nil. L'Amazone draine une surface de 6 950 000 km² soit 40 % de l'Amérique du Sud et l'équivalent d'une fois et demi la surface de l'Union européenne (le Congo, deuxième fleuve pour la superficie de son bassin atteint seulement 3,8 millions de km²). Le bassin s'étend des latitudes 5° nord jusqu’à 20° sud. Le fleuve prend sa source dans les Andes et se jette dans l'océan Atlantique. Le fleuve après avoir traversé le Pérou et le Brésil, se jette dans l'océan Atlantique au niveau de l'équateur. Son réseau hydrographique compte plus de 1000 cours d'eau. L'Amazone est à lui seul à l'origine de 18% du volume total d'eau douce déversée dans les océans du monde.
Le fleuve est navigable pour les vapeurs jusqu'à Iquitos, à 3 700 km de la mer, et pour les plus petits vaisseaux, sur encore 780 km jusqu'à Achual. Au-delà, les petits bateaux utilisent fréquemment le Pongo de Manseriche.
Source et hautes terres
La source originelle de l’Amazone n'a été fermement établie que récemment. C’est un ruisseau situé sur un sommet de 5 507 m d’altitude, le Nevado Mismi dans les Andes péruviennes, approximativement à 160 km à l'ouest du lac Titicaca et à plus ou moins 650 km au sud-est de Lima. Cette montagne fut suggérée pour la première fois comme la véritable source en 1971 mais ne fut pas confirmée avant 2001.
Le ruisseau depuis le Nevado Mismi s’écoule jusqu’à la rivière Apurímac. L’Apurímac est un affluent de l' Ucayali, qui se joint au Marañón. Il prend alors le nom d'Amazona au Pérou et en Colombie, puis celui de Rio Solimões en entrant au Brésil au niveau de Tabatinga, et à nouveau celui d'Amazona à la hauteur de Manaus, après avoir été rejoint par le Rio Negro. La longueur totale du fleuve de sa source à son embouchure est de 6 570 km, ce qui en fait le deuxième plus long des fleuves après le Nil (6 690 km), mais est le premier par son débit.
En aval du point de confluence entre l’Amazone et le Huallaga, le fleuve quitte la zone des Andes et pénètre dans les plaines inondées. À partir de ce point jusqu’au Ucayali, sur environ 2 400 km, les rives forestières sont à peine hors d’eau et sont longtemps inondées avant que le fleuve n’atteigne son niveau maximal. Les rives peu élevées sont interrompues par seulement quelques collines, puis le fleuve pénètre l’énorme forêt amazonienne.
Selon une étude récente la longueur de l'Amazone serait de 4 225 milles (6 800 kilomètres), Le Nil s'étirant lui sur 4 160 milles (6 695 kilomètres) faisant de l'Amazone le plus grand fleuve du monde
Le débit du fleuve a été observé pendant 69 ans (1928-1996) à Óbidos, ville de l'état brésilien de Para située à 537 km de son débouché dans l'Océan Atlantique.
À Óbidos, le débit annuel moyen ou module observé sur cette période était de 176.177 m³/seconde pour une surface drainée de 4.640.300 km², soit 79,27 % du bassin versant total qui compte quelques 5.853.804 km². En effet la surface étudiée ne comprend notamment ni les importants bassins "droit" du rio Tapajós et du rio Xingu, ni les plus petits bassins "gauche" tels celui du Rio Jari, étant donné que le confluent de ces rivières se trouve en aval de la ville d'Óbidos.
La lame d'eau écoulée dans l'ensemble de la surface étudiée atteint le chiffre de 1.197 millimètres par an. C'est plus de trois fois plus que pour le bassin du fleuve Congo, second fleuve du monde pour son débit et dont la lame d'eau écoulée mesurée à Kinshasa - c'est-à-dire pour la quasi totalité du bassin - , ne s'élève qu'à 359 millimètres par an
La forêt amazonienne débute à l’est des Andes. Elle est d’une grande importance écologique, étant capable d’absorber de gigantesques quantités de dioxyde de carbone. La conservation de la forêt amazonienne est un des plus grands problèmes écologiques de ces dernières années.
La forêt tropicale est issue du climat extrêmement humide du bassin amazonien. L’Amazone, et ses milliers d’affluents, s’écoulent lentement à travers le paysage, la pente est tellement faible que c’est en réalité la poussée de l’eau en amont qui pousse le flux vers la mer. La ville de Manaus à 1 000 km de l’Atlantique est située seulement à 44 m au-dessus du niveau de la mer.
La biodiversité de la forêt amazonienne est extraordinaire : la région abrite au moins 2,5 millions d’espèces d’insectes, dizaines de milliers de plantes, et quelques 2 000 espèces d'oiseaux et de mammifères. Un cinquième de toutes les espèces d’oiseaux peuvent être trouvées dans la forêt amazonienne.
La diversité de la flore dans le bassin amazonien est la plus forte du monde. Certains experts estiment qu’un kilomètre carré peut contenir jusqu’à 90 000 tonnes de matière végétale vivante.
Les pluies saisonnières entraînent des crues, inondant de vastes zones bordant l’Amazone et ses affluents. La profondeur moyenne du fleuve pendant le gros de la saison des pluies est de 40 m et la largeur moyenne est de 40 km. Le niveau de l’eau commence à s’élever en novembre, puis le volume grossit jusqu’en juin, avant de chuter jusqu’à la fin octobre. La crue de son affluent le Rio Negro n’est pas synchronisée ; la saison des pluies ne débute pas dans sa vallée avant février ou mars, en juin son niveau est au plus fort et commence à chuter avec l’Amazone. Le Madeira a, quant à lui, exactement deux mois d’avance sur l’Amazone dans sa crue et sa décrue.
Pendant la saison des pluies, l’Amazone inonde d’un bout à l’autre de son cours sur une surface de plusieurs centaines de kilomètres carrés, couvrant ainsi les plaines inondées. Le niveau du fleuve est, à certains endroits, 12 à 15 m plus haut que pendant la saison sèche. Pendant la crue, le niveau à Iquitos est de 6 m ; à Teffe de 15 m ; près de Obidos, 11 m ; et à Para, 4 m, au-dessus du niveau le plus bas pendant la saison sèche.
La largeur de l’Amazone est, à certains endroits, de 6 à 10 km d’une rive à l’autre, la largeur peut atteindre 40 km. À certains endroits sur de longues distances, le fleuve se divise en deux cours principaux avec, entre eux, et sur leurs rives de nombreux bras, qui sont connectés entre eux par un compliqué réseau de canaux naturels, et qui découpent les basses plaines de l’igapo (jamais plus de 5 m au-dessus du niveau du fleuve) en d’innombrables îles.
À la passe d’Obidos (600 km avant la mer), l’Amazone se resserre, s’écoulant uniquement dans un seul lit d’un peu plus d’un kilomètre de large et de plus de 60 m de profondeur, par lequel l’eau se précipite vers la mer à une vitesse de 6 à 8 km/h.
À partir du village de Canaria (au niveau du grand coude du fleuve) jusqu’au Negro 1 000 km en aval, il y a seulement de très basses plaines, ressemblant à celles de l’embouchure de l’Amazone. Les vastes surfaces de plaines de cette région sont submergées par les eaux montantes, seules les hautes branches des sombres forêts apparaissent encore à la surface. Près du confluent du Rio Negro, presque au niveau du fleuve Madeira, les rives de l’Amazone sont basses mais en s’approchant de Manaus, elles s’élèvent et forment des collines ondulantes. À Obidos, les collines forment une falaise, à 17 m au-dessus du fleuve. L’Amazone inférieur semble avoir été un golfe de l’océan Atlantique, dont les eaux ont baigné les falaises près d’Obidos.
L’eau drainée en aval d’Obidos ne représente que seulement 10 % environ de l’eau totale débitée par l’Amazone ; une très petite part de ces 10 % provient du versant septentrional de la vallée. La zone de drainage du bassin amazonien au-dessus d’Obidos est d’environ 5 millions de km², et, en dessous, d’un million de km² soit 20 % (bassin du Tocantins non compris).
Dans les plus petites sections droites du fleuve, la rive nord consiste en une série d’abruptes collines à sommet plat, elles s’étendent depuis le fleuve Xingu jusqu’au mont Alegre. Ces collines alignées et abruptement découpées, contrastent avec le fleuve.
Le mont Alegre atteint une altitude de plusieurs dizaines de mètres. Sur la rive sud, au-dessus du fleuve Xingu, un alignement quasi ininterrompu de basses falaises s’étend jusqu’à Santarem en formant de légères courbes avant de tourner vers le sud ouest et de se fondre avec les falaises qui forment les terrasses de la vallée du fleuve Tapajos.
La largeur de l’embouchure du fleuve est habituellement mesurée de Cabo do Norte jusqu’à Punto Patijoca, ce qui fait une distance de 330 km ; mais ceci inclut l’embouchure du fleuve Para (60 km) qui doit être déduite, car ce cours d’eau appartient au Tocantins. Cela inclut également la façade atlantique de Marajó, une île mesurant à peu près la taille du Danemark et qui se trouve dans l’embouchure de l’Amazone.
Le volume d'eau douce déversé dans l'océan Atlantique est si élevé que la salinité et la couleur sont modifiées jusqu'à 300 km des côtes.
Longeant les côtes, un peu au nord de Cabo do Norte, et sur 160 km le long de la marge de la Guyane, il existe une ceinture d’îles quasi submergées ainsi que des bas-fonds et des bancs de sable. Ici un phénomène de marée appelé mascaret (vague déferlante), ou Pororoca, se produit, là où la profondeur n’excède pas 7 mètres. La vague déferlante débute par un simple rouleau, grossissant constamment, et progressant à une vitesse de plus de 60 km/h, et une hauteur de 1,5 à 4 mètres. Le mascaret est la raison pour laquelle l’Amazone ne possède pas de véritable delta ; l’océan emporte rapidement le vaste volume de vase drainée par l’Amazone, cela rend impossible la formation d’un delta.
Les eaux de l’Amazone abritent une faune riche et variée. Avec l’Orinoco, le fleuve est l’un des principaux habitats du Boto, également connu sous le nom de dauphin de l’Amazone. C’est la plus grande espèce de dauphin d’eau douce, pouvant atteindre 2,6 m.
Également présent en grand nombre, les célèbres piranhas, poissons carnivores qui se regroupent en de larges bancs et qui peuvent s’attaquer au bétail et même à l’homme. Bien que beaucoup d’experts pensent que leur réputation de férocité soit injustifiée, un banc de piranhas est apparemment responsable de la mort de 300 personnes qui chavirèrent près d’Obidos en 1981.
L’anaconda géant vit également dans les eaux troubles du bassin amazonien. C’est l’une des plus grandes espèces de serpent. L’anaconda passe le plus clair de son temps dans l’eau, avec seulement ses narines dépassant à la surface. Quelques attaques de pêcheurs par des anacondas ont été rapportées.
Le fleuve abrite également des milliers d’espèces de poissons, d’amphibiens, de crabes et de tortues.
L'Amazone regroupe divers types de biotope qui possèdent plusieurs qualités d'eau qui influent sur les biotopes. On distingue habituellement trois types de cours d'eau, les eaux noires (agua preta), les eaux blanches (agua blanca), les eaux claires (agua clara).
C'est une eau marron foncé, couleur thé bien concentré. Elle doit sa couleur à l’énorme quantité de matières végétales en décomposition qui la charge de matières humiques.
Malgré cette couleur, l’eau n’est pas trouble mais limpide, et la visibilité y est importante. Son pH est très acide et compris entre 3,5 et 5. Ces eaux sont exemptes de carbonates et sa dureté totale est quasi inexistante. Les végétaux y sont très rares, la pénétration de la lumière dans l’eau étant fortement atténuée par la coloration de celle ci et son acidité incompatible à leur développement. Le fond des rios est sablonneux, d’un sable clair et fin et jonché de feuilles et de branches tombées à l’eau.
Les principaux rios à eaux noires sont : le Rio Negro, le Rio Abacaxis, le haut Rio Trombetas et le haut Rio Nahmunda.
Contrairement au nom qu’elle porte, l'eau de ces cours d'eau est ocre-jaune. Son aspect trouble et sa couleur lui est donnée par la grosse quantité d’argile en suspension qu’elle contient. Son pH est comprit entre 6,2 et 7,2 et sa dureté totale inférieure à 1°.
Dans ce type de biotope, la visibilité dans l’eau est quasiment nulle et la pénétration de la lumière dans celle ci est encore moins forte que dans les eaux noires. Par contre le fond des rios est constitué d’argile et jonché des mêmes matières que dans l’eau noire, à savoir feuilles et branchages.
Les principaux rios à eaux blanches sont : le Rio Solimoes, le Rio Amazonas, le Rio Madeira et le Rio Branco.
Les cours d'eaux limpides, et translucides sont appelés cours d'eau claire. Ils prennent de temps en temps une couleur verdâtre quand elle est chargée en phytoplancton. La visibilité y est exceptionnelle. Son pH est compris entre 4,5 et 7,5. Son taux de carbonates est aussi très bas ainsi que sa dureté totale.
L’extrême clarté de l’eau permet la pénétration de la lumière jusqu’à une profondeur substantielle, ce qui permet la fonction chlorophyllienne, condition indispensable au développement de plantes ou d’algues. Le fond des rios est constitué de sable clair et fin et jonché de feuilles et de branches.
Les principaux rios à eaux claires sont : le Rio Tapajós, le rio Xingu, le Rio Tocantins et le Rio Argueria.
Le bassin de l'Amazone est favorable à la faune mais particulièrement exigeant. Nulle part au monde, le mélange de l'eau et de la terre n'est aussi intime. Chaque année, 65 000 Km² de terre sont inondées pendant plus de 6 mois. Le fleuve, en lui-même assez pauvre en nutriments, se déverse bien au-delà des berges, là où pousse une riche végétation. Les animaux, terrestres ou aquatiques, se sont, au fil du temps, très bien adaptés et tirent un profit maximum de cette situation exceptionnelle.
Ainsi, chez certains mammifères terrestres, la morphologie a évolué afin de réduire les inconvénients de ces inondations : Queues préhensibles chez le tamanoir, l'opossum, le kinkajou et le porc-épic ; Transformation en animal amphibie chez le cabial.
Suite à l'obligation pour les animaux aquatiques de se nourrir en grande partie des aliments terrestres, certains poissons ont acquis des molaires leur permettant de consommer des fruits. D'autres ont subi une transformation stomacale augmentant la capacité de stockage des graisses.
D'autres animaux se sont peu à peu équipés d'organes sensoriels leurs permettant de percevoir le monde sans besoin de la vue. En effet, la visibilité dans l'eau est très réduite en raison de la présence importante de sédiments.
Ces adaptations diverses ont permis à ces espèces, non seulement de survivre, mais aussi, grâce à la richesse des plaines alluviales de l'Amazonie, d'atteindre des poids et dimensions imposantes. C'est là que, entre autres, on trouve les tortues fluviales, les loutres, les rongeurs, les serpents et les aigles les plus grands du monde.
Pendant l’année 1500, Vicente Yañez Pinzon, aux commandes d’une expédition espagnole devint le premier Européen à explorer le fleuve, parcourant seulement son embouchure qu’il découvrit en remarquant de l’eau douce en mer.
Ce fut donc depuis sa source que l’Amazone fut réellement explorée. La première descente complète de l’Amazone par les européens depuis les Andes jusqu’à la mer a été faite par Francisco de Orellana en 1541, cette descente eut lieu par hasard car Orellana fut seulement envoyé en reconnaissance pour rechercher des vivres, entraîné par le courant il ne put revenir en arrière et continua jusqu’à l’Atlantique. Le nom Amazone provient d’une bataille qui eut lieu contre la tribu des Tapuyas durant laquelle les femmes de la tribu se battirent aux côtés des hommes, comme c’était la coutume parmi les Tapuyas. Orellana dériva le nom amazone des anciennes Amazones d’Asie et d’Afrique qui furent décrites par Hérodote et Diodore.
La première remontée complète du fleuve par les Européens fut faite en 1638 par Pedro Texeira, un Portugais, qui fit la route inverse d’Orellana et atteignit Quito en passant par le Rio Napo. Il y retourna en 1639 avec les deux pères jésuites Acuna et Artieda, qui furent délégués par la vice-royauté du Pérou pour accompagner Texeira.
Avant la conquête de l’Amérique du Sud, le Río de las Amazonas n’avait pas de nom général, à la place les différentes tribus indigènes avaient des noms qui désignaient chacune des sections qu’ils occupaient, tels Paranaguaza, Guyerma, Solimões et d’autres.
Vicente Yañez Pinzon qui fut le premier explorateur du fleuve l’appela le fleuve Río Santa Maria de la Mar Dulce, du fait de l’absence de salinité en mer au niveau de l’embouchure. Ce fut rapidement abrégé en Mar Dulce, puis enfin pour quelques années, après 1502, il fut connu sous le nom Río Grande.
Les compagnons de Pinzon appelèrent le fleuve El Río Marañón. Le mot Marañón a, pour certains, des origines indigènes. Cette idée fut développée pour la première fois dans une lettre de Pierre Martyr d'Anghiera adressée à Lope Hurtado de Mendoza en 1513. Cependant, ce mot peut aussi dériver de l’espagnol maraña — qui signifie un enchevêtrement, une pagaïe — il représenterait ainsi les difficultés rencontrées par les premiers explorateurs lors de la navigation non seulement de l’embouchure du fleuve mais aussi des multiples canaux, et des rives découpées qui forment l’actuel état brésilien de Maranhão.
Mais ce fut Francisco de Orellana qui définitivement lui donna le nom d'Amazone pour la simple raison que pendant son voyage sur le fleuve, il fut attaqué le 24 juin 1541 par une tribu de femmes guerrières (des amazones).
Durant les 350 années qui suivirent la première exploration européenne de l’Amazone par Pinzon et Orellana, les populations amérindiennes d'Amazonie subirent le choc des épidémies. On estime qu'entre 50 et 95 % de la population ont été détruits par les effets conjugués de la variole, de la coqueluche, de la grippe etc. A cela il faut ajouter les "courses" des marchands d'esclaves raflant des villages entiers, les guerres inter-tribales encouragées par les rivalités entres les grandes nations européennes (essentiellement les Espagnols et les Portugais), ainsi que les regroupements forcés de populations liés aux exigences de l'évangélisation (cela a démultiplié le pouvoir destructeur des épidémies). On sait aujourd'hui que les grandes cultures des rives de l'Amazone, succinctement décrites par les premiers explorateurs (notamment Carvajal), avec leur petites villes, leur culture matérielle raffinée, leurs temples, leurs chefs (ressemblant sous certains aspects à de vrais rois) furent balayées en quelques décennies à peine. La rareté des textes de l'époque ont jeté dans l'oubli ces cultures précolombiennes d'Amazonie que l'on est aujourd'hui en train de redécouvrir. Il est donc difficile d'estimer la démographie de l'Amazonie avant le contact avec les Européens, mais il est fort probable qu'il fut bien plus important que ce que l'on a avancé jusqu'à récemment.
Quelques comptoirs ont été établis par le Portugal sur les rives de l’Amazone et de ses affluents, dans le but de commercer avec les amérindiens et de les évangéliser. En 1850, la population totale dans le bassin brésilien de l’Amazone était d’environ 350 000 habitants, dont les deux tiers étaient des Européens ou des esclaves, on comptait alors 25 000 esclaves.
La principale ville commerciale, Para, regroupait entre 10 000 et 12 000 habitants, esclaves compris. La ville de Manáos, maintenant Manaus, située à l’embouchure du Rio Negro, en comptait entre 1000 et 1500. Les autres villages, jusqu’à Tabatinga / Leticia sur la frontière entre le Brésil, la Colombie et le Pérou, étaient relativement modestes.
Le 6 septembre 1850, l’empereur, Pierre II du Brésil, autorisa la navigation des vapeurs sur l’Amazone, et délégua à Barao Maua (Irineu Evangilista de Sousa) la tâche de mettre cela en œuvre. Il fonda la « Compania de Navigacao e Commercio do Amazonas » à Rio de Janeiro en 1852 ; dans les années qui suivirent il débuta les opérations avec trois petits vapeurs, le « Monarch », le « Marajo » et le « Rio Negro ».
Au départ, la navigation se limitait au fleuve principal. En 1857, le gouvernement obligea la compagnie à effectuer un service mensuel entre Para et Manáos avec des vapeurs d’une capacité de 200 tonnes, une seconde ligne, effectuant six liaisons par an entre Manáos et Tabatinga, et une troisième reliant deux fois par mois Para et Cameta. Ce fut un premier pas vers l’ouverture du vaste espace intérieur.
Le succès rencontré par cette entreprise attira l’attention sur les opportunités d’exploitation économique de l’Amazone, bientôt une seconde compagnie fut créée et entreprit son commerce sur le Madeira, le fleuve Purus, et le Negro ; une troisième établit une liaison entre Para et Manáos ; et enfin une quatrième trouva bénéfique de faire naviguer les plus petits vapeurs. Durant cette même période, la Compagnie de l’Amazone agrandit sa flotte, et de petits promoteurs privés se lancèrent avec leur petit navire à vapeur sur l’Amazone et ses affluents.
Le 31 juillet 1867, le gouvernement brésilien, sous pression constante du pouvoir maritime et des pays encerclant le bassin amazonien supérieur, décréta l’ouverture de l’Amazone à tous les pavillons, tout en la limitant par des points définis : Tabatinga sur l’Amazone, Cameta sur le Tocantins, Santarem sur le Tapajos, Borba sur le Madeira, et Manáos sur le Rio Negro. Le décret prit effet le 7 septembre 1867.
Manáos (Manaus), Para et Iquitos sont maintenant des villes commerciales certes prospères mais minées par les innégalités sociales, la délinquance et le trafique de drogue. Les premiers échanges commerciaux entre l’étranger et Manáos débutèrent en 1874. Le commerce local fut ensuite mené par le successeur britannique de la Compagnie de l’Amazone : « the Amazon Steam Navigation Company » (la Compagnie de navigation à vapeur de l’Amazone) ainsi que par les multiples petites compagnies de vapeurs engagées dans le commerce du caoutchouc. Les principales exportations de la vallée étaient le caoutchouc, le cacao, les noix brésiliennes et quelques autres produits d’importance mineure.
Nicka *

Daniel Balavoine, est un auteur-compositeur-interprète français né le 5 février 1952 à Alençon (Orne) et mort dans un accident d'hélicoptère le 14 janvier 1986 à Gourma-Rharous (Mali) en marge du rallye Paris-Dakar.
Porté par sa voix de « cristal », il connut le succès en 1978 avec son titre Le Chanteur et son rôle de Johnny Rockfort dans l'opéra-rock Starmania. Il est aussi célèbre pour ses prises de positions médiatiques et ses engagements humanitaires.
Grand faiseur de tubes, il est l'un des artistes francophones les plus populaire. Revendiquant son influence anglo-saxonne et sa passion pour la rock music ainsi que pour la recherche sonore, il évoluera tout au long des années 80 vers une pop (new wave) techniquement très élaborée, dont il fut l'un des pionniers en France.
Sa biographie [Les années passent. Lycéen à Pau, Balavoine est un élève doué, surtout en littérature. Il s'implique de très près dans la révolte étudiante de mai 68 et s'imagine alors faire une carrière politique. Mais la fin du mouvement le déçoit, et il décide de se lancer dans la musique.
Après trois mois de terminale, il quitte son établissement.
Il débute chanteur de bal et se produit à Pau en interprétant du Bob Dylan. Purple Eruption, les Shake's puis Réveil sont les noms de ses orchestres. Il acquiert ainsi une petite notoriété locale. Passionné par le rock, il décidera désormais de s'y consacrer pleinement.
En 1971 il décide de monter à Paris avec ses amis une première fois. Grande désillusion. De retour à Pau, il est contacté par un groupe, Présence, dont le chanteur vient de partir. Retournant à Paris, il passe une audition au cours de laquelle un autre jeune chanteur, du nom de Laurent Voulzy, concourt. Balavoine est retenu et commence à côtoyer les studios. Un premier 45 tours oscillant entre hard rock et slow sort chez Vogue, il ne s'en vendra que 247 exemplaires. Malgré l'échec de ce disque, Présence se produit un peu partout en France
En 1972 le groupe se sépare.
Pour assurer le quotidien, Balavoine trouve un emploi de disquaire mais ne renonce pas pour autant à la musique. En 1973 la maison de disque Vogue le rappelle et l'encourage à entamer une carrière solo. Le 45 tours Viens vite sort mais obtiendra à peine plus de succès qu'avec Présence. Daniel devient alors choriste, accompagné de son frère Guy. La même année, ils sont engagés dans la comédie musicale pop La Révolution française de Claude-Michel Schönberg.
À la même période, Patrick Juvet prépare un Olympia et recherche un choriste avec une voix aiguë. Contacté par sa productrice, Daniel est engagé. Il entamera avec l'artiste une tournée au cours de l'année 1974. Une grande histoire d'amitié se noue entre les deux hommes. Daniel Balavoine lui compose une chanson Couleurs d'automne pour son prochain album ; Patrick Juvet, généreux, la lui laissera chanter. Intitulé Chrysalide, le disque sort chez Barclay. C'est d'ailleurs pendant cet enregistrement que Daniel fera la connaissance d'Andy Scott, ingénieur du son qui ne le quittera plus. Interpelé par la voix de Balavoine, Léo Missir, vice-président et directeur artistique de Barclay, lui fait signer un contrat de trois albums sur le champ. Leur collaboration durera bien au-delà.
Le premier 33 tours de Daniel Balavoine sort en mars 1975 et s'intitule De vous à elle en passant par moi. Aucun titre ne se démarque clairement, l'album ne rencontre pas le succès.

Peu avant il a rencontré une jeune femme, Catherine Ferry; une histoire d'amour s'initie et Daniel aura à cœur d'être son pygmalion pendant toute sa carrière. Elle est choisie pour représenter la France à l'Eurovision en 1976. Elle terminera deuxième, les frères Balavoine chantant les chœurs.
Au cours d'un voyage en Pologne, Balavoine, heurté par le climat politique ambiant, imagine un concept-album autour du mur de Berlin. Cet album sort sous le nom Les Aventures de Simon et Gunther... en avril 1977. Malgré le succès d'estime qu'il obtient, Eddie Barclay commence à s'impatienter des non-résultats du chanteur et fait savoir à Léo Missir que le prochain album sera décisif.
Entre temps Michel Berger qui a fini de composer ce qui allait être Starmania cherche toujours un rôle pour jouer Johnny Rockfort dans cette comédie musicale. Impressionné par une prestation de Balavoine à la télévision où il interprète Lady Marlène, le seul titre du dernier album ayant réussi à percer, il l'embauche.
Ainsi en juin 1978 parait l'album studio de Starmania ; en quelques semaines les titres de l'opéra rock deviennent des hits. Balavoine y interprète Quand on arrive en ville, Banlieue nord et le fameux S.O.S. d'un Terrien en détresse, composé et taillé sur mesure à sa voix. Le disque, demeure la septième meilleure vente française de l'Histoire, cumulant 2 200 000 unités. L'œuvre sera exportée à l'étranger et sera tout aussi bien accueillie.
En parallèle, et après deux 45 tours encore peu rentables, à savoir : Je suis bien et Le français est une langue qui résonne, Daniel Balavoine enregistre son troisième album Le Chanteur, dont la sortie, heureuse coïncidence, intervient le même jour que celui de Starmania. Le titre éponyme de l'album obtient un succès fulgurant et se vend à plus d'un million d'exemplaires, entrainant avec lui quelques 800 000 albums. Ce titre, devenu un standard incontournable du répertoire francophone, décrit les ambitions d'un artiste en devenir. En commençant par la très célèbre phrase « J'me présente/je m'appelle Henri » et terminant dans la déchéance avec J'veux mourir malheureux, Balavoine montre la fulgurance d'un succès aussi rapide qu'éphémère évoluant vers une longue ringarisation ne pouvant s'achever que par la mort
De ce disque est également tiré la chanson Lucie, qui rencontre aussi un succès. Cette double réussite considérable et quasi-simultanée fait passer Daniel Balavoine de simple inconnu au statut de star en devenir.
Entre avril et mai 1979 ont lieu les représentations de Starmania au Palais des congrès de Paris. Cent mille personnes viendront à ce spectacle. La distribution se compose outre Daniel de France Gall, Fabienne Thibeault, Étienne Chicot, Diane Dufresne, Nanette Workman pour ne citer qu'eux. Balavoine marquera profondément cette production. Cette participation accroit davantage sa notoriété en lui donnant une image un peu voyou mais également pleine de tendresse.
Revenu grandi de cette expérience, il retourne dans les studios. Son quatrième album a pour titre Face amour / Face amère et paraît en octobre 1979. Le disque se vendra moins bien que Le Chanteur, souffrant allègrement des ventes de ce dernier qui sont encore très importantes.
Dans ce disque on trouve en sélectionnant : Love Linda, dédié à sa nouvelle compagne Linda Lecomte, Rougeagèvre un rock endiablé, Ces petits riens une douce balade pop et Me laisse pas m'en aller dont la construction musicale rappelle celle du Chanteur. Sans réel tube, cet album aura un succès moyen, mais salué tout de même par la critique on lui décerne le prix Raoul-Breton. À Lille, au mois de novembre il donne le premier concert à son nom.
Balavoine se produit à l'Olympia du 31 janvier au 2 février 1980.
Toujours en ce début d'année 1980, il apparait dans le film Alors... Heureux ? jouant le rôle d'un brancardier homosexuel; il composera également la musique de ce film.
Il fait aussi sensation le 19 mars 1980, lors d'un débat au journal de midi sur Antenne 2 au cours duquel il prend à partie François Mitterrand, alors premier secrétaire du Parti Socialiste, et les journalistes, les accusant d'ignorer les problèmes de la jeunesse. Les médias l'érigent alors en porte-parole de cette même jeunesse, rôle duquel il désirera toujours se défaire. Créant la polémique, il devient désormais un invité incontournable des talk-show. Aux yeux du grand public il devient un chanteur engagé.
Il soutient à l'époque la candidature de Coluche à l'élection présidentielle. Après le retrait de cette dernière, François Mitterrand lui demandera de se joindre à sa campagne ; Balavoine chantera dans la première partie de ses meetings pendant quelques semaines avant de se rétracter, refusant l'instrumentalisation politique dont il se dit victime.
En novembre 1980 il revient avec l'album Un autre monde, disque contenant des tubes essentiels : Mon fils ma bataille inspiré de l'histoire d'un de ses amis, Je ne suis pas un héros écrit à l'origine pour Johnny Hallyday, La vie ne m'apprend rien et dans une moindre mesure Lipstick Polychrome.
Fort du succès de ses nouvelles chansons, Daniel réinvestit la scène de l'Olympia du 10 au 14 mars 1981. Il fait salle comble et enregistre son premier album en public, qui sortira en novembre avec pour titre Balavoine sur scène. Dans ce spectacle la Chine y est très présente. Il entame ensuite une grande tournée et participe à un concert au profit d'Amnesty International le 22 octobre : 100 artistes pour les prisonniers d'opinions.
Il part à l'hiver 1981 à Ibiza enregistrer un sixième 33 tours avec de nouveaux musiciens dont le batteur américain Joe Hammer. À 30 ans Balavoine veut entamer un nouveau virage musical, toujours plus rock, essayant à tout prix de s'éloigner de la variété. En avril Vendeurs de larmes apparait porté par la chanson Vivre ou survivre. Chanson qui devient très vite un tube.
Dieu que l'amour est triste, Soulève-moi et le titre éponyme de l'album sont aussi notables. Ce disque rencontre un grand succès.
À titre de récompense on lui décerne le Prix Diamant de la chanson française.
Estimant que ses productions sont maintenant dignes de concerts plus imposants, il investit le Palais des Sports qui est à l'époque la plus grande salle parisienne. Ainsi il se produira chaque soir devant plus de 4500 personnes du 9 au 1 juin 1982.
Le climat concurrentiel est excessivement élevé puisque au même moment sont invités à l'hippodrome d'Auteuil Simon & Garfunkel et les Rolling Stones. De plus, ce sont les spectacles à ciel ouvert qui sont les plus prisés à cette période de l'année. Pourtant et contre toute attente Balavoine jouera à guichets fermés. Les moyens mis en œuvre sont très conséquents offrant au public un grand spectacle.
Il se voit également proposer un second rôle au cinéma dans le film Qu'est ce qui fait craquer les filles.
Passionné de sports mécaniques, Balavoine participe en janvier à la course du moment, le Paris-Dakar. Tombé en panne à la première étape, il suit la caravane en touriste et découvre alors l'Afrique. Ce moment fut un électrochoc pour le chanteur. Il prend conscience de la famine et de la pauvreté du continent, qui inspirera son album suivant, Loin des yeux de l'Occident enregistré l'été en Écosse. Les textes évoquent la condition féminine avec Pour la femme veuve qui s'éveille, la torture avec Frappe avec ta tête, la drogue avec Poisson dans la cage, les dictatures d'Amérique du Sud avec Revolucion. À noter également l'une de ses plus belles compositions : Partir avant les miens, dont le texte, troublant, se verra prêter un arrière-goût prémonitoire à l'annonce de sa mort. Musicalement le disque, inspiré par Peter Gabriel, mêle sonorités électroniques et ambiances world music. Bien vendu, il l'est cependant moins que les précédents.
À la même époque, Balavoine participe au conte musical Abbacadabra avec Frida du groupe ABBA.
Par la suite le chanteur crée de nouveau la polémique : Invité à l'émission d'information Sept sur sept le 23 octobre 1983, jour de l'attentat du Drakkar au Liban où son frère Yves, militaire, est basé, il lancera sous le coup de l'émotion : « J'emmerde les anciens combattants ! ». Phrase en fait adressée à tous ceux qui souhaitent à la jeunesse d'alors « une bonne guerre ». Il enchaîne alors avec véhémence et colère tenant un discours profondément anti-politique et anti-militariste. Deux semaines plus tard, il s'excusera publiquement dans une émission de Michel Drucker ce qui n'empêchera pas des manifestations d'anciens combattants de boycotter certains concerts de sa future tournée.
Balavoine entreprend une tournée marathon à travers la France durant l'hiver-printemps 1984. Le 2 avril il fait une halte au Printemps de Bourges, avec un spectacle moderne utilisant les faisceaux varilights (projecteurs assistés par ordinateur dont le spectre est quasi-infini) et la technologie HF (sans fil). Le décor est relativement dépouillé, Balavoine privilégiant largement la lumière et un son qu'il désire irréprochable.
Le 15 juillet 1984, naît son fils Jérémie, dont il a rencontré la mère Corinne pendant l'enregistrement de Vendeurs de larmes.
Dans l'émoi et à titre promotionnel pour sa rentrée parisienne, il compose un 45 tours inédit Dieu que c'est beau illustrant d'une manière métaphorique l'accouchement. C'est l'un des tubes de l'été.
Sa tournée se clôture au Palais des Sports du 21 au 30 septembre, où il enregistre un double album live. La totalité des chansons a été réorchestrée soit dans des ambiances techno-world soit dans un rock très prononcé.
Le 1er janvier 1985, Daniel se lance dans son deuxième Paris-Dakar comme copilote de Jean-Luc Roy à bord d'un Toyota. Ils arriveront à Dakar trentième.
L'année 1985 marque l'entrée du showbiz dans le monde de l'humanitaire. Les stars du monde entier se mobilisent pour l'Éthiopie qui subit alors une famine effroyable. À l'initiative de Bob Geldof le comité Band Aid est créé. Il en résulte le Live Aid, un concert planétaire et qui est marqué par des performances scéniques d'anthologie à l'image de Queen par exemple. C'est le 13 juillet 1985 qu'a lieu cette manifestation. Une délégation française est présente ce jour là au Wembley Stadium. Elle est composée de Michel Berger, France Gall, Jean-Jacques Goldman, Jean-Louis Aubert et Daniel Balavoine. Amer de n'être que spectateurs de cet évènement, le groupe décide de reproduire un exploit similaire en France. Ce sera le concert des Chanteurs sans Frontières organisé par Renaud à la Courneuve le 13 octobre 1985. Daniel Balavoine chante en duo Je marche seul avec Jean-Jacques Goldman. Le concert est un échec mais le disque se vend bien.
Durant l'été Daniel a enregistré, toujours en Écosse, son huitième et de fait dernier album studio. Il sort en octobre 1985 et a pour titre Sauver l'amour. C'est le premier album de Balavoine qui sort en CD ; ce nouveau format d'écoute étant très apprécié du chanteur.
L'album est marqué musicalement par l'utilisation d'un sampleur Fairlight, permettant une large gamme de sonorités nouvelles et encore inédites en France où l'appareil n'est pas encore en usage. Les arrangements ainsi que les rythmiques se voient ainsi travaillés à l'extrême. 1 240 000 albums et 1 580 000 singles seront vendus, ce qui en fait la meilleure vente toutes catégories confondues du chanteur.
On y trouve L'Aziza en hommage à sa femme Corinne, juive-marocaine, qui à lui seul se vendra à plus d'un million d'exemplaires. S'y trouvent aussi des chansons comme Tous les cris les S.O.s., Sauver l'amour et Aimer est plus fort que d'être aimé. Le concept de l'album est axé autour du sentiment premier : l'Amour. Sujet pourtant maintes et maintes fois traité, ce qui pouvait être risqué ; mais Balavoine saura y faire face en ajoutant sa très personnelle touche « sans frontières ».
Tous les titres ou presque traitent d'un problème politique ou social. Petite Angèle montre une jeunesse incomprise, Petit homme mort au combat parle des enfants soldats, Ne parle pas de malheur débat de la rupture amoureuse ainsi que de la fuite du temps et Un enfant assis attend la pluie évoque la sécheresse d'Éthiopie. Après sa mort, on apprendra que l'artiste avait cédé tous les droits de cette dernière chanson au profit de l'Afrique. Toute la fin de l'année 1985 est consacrée à la promotion de cet album. Parallèlement il réalisera deux titres pour Jeanne Mas (en qui il fonde beaucoups d'espoirs) : Coeur en stéréo et Oh Mama..
Le 23 novembre il participe aux premières Victoire de la musique. Il remet un prix à Jean-Michel Jarre et au groupe Téléphone.
Le 7 décembre, il reçoit le prix de la chanson anti-raciste pour L'Aziza des mains de Harlem Desir au nom de SOS Racisme. Il a beaucoup milité au sein de cette association et s'était inscrit comme militant de base et non comme une star au comité de Colombes, son lieu de résidence.
Quelques jours plus tard le 14 décembre, il participe au lancement officiel des Restaurants du cœur par son ami Coluche. Balavoine en est le premier parrain. Par sa volonté d'être sur tous les fronts, le chanteur se voit extrêmement médiatisé à cette période.
Le représentant en France de Band Aid, Lionel Rotcage, l'encourage ainsi que Michel Berger, France Gall et Richard Berry à s'investir dans son opération Action Écoles qui consiste à créer des comités d'élèves dans tous les établissements scolaires de France afin de lever des fonds et de financer des projets précis sur le continent africain.
Parmi ces projets, Daniel Balavoine se voit confier la responsabilité de l'opération Pompes à eaux pour l'Afrique, qui l'amène à repartir sur le Paris-Dakar, non pas cette fois en tant que concurrent, mais comme ambassadeur des Paris du cœur. Il supervise avec l'aide du créateur et directeur de la course Thierry Sabine ce programme en prenant appui sur le rallye. À l'aide d'une caméra et d'un appareil photo, il réalise un reportage au fur et à mesure de ses arrêts dans le but de le présenter sur le plateau de Champs-Élysées peu après son retour. Parallèlement il rédige des chroniques quotidiennes pour Europe 1.
Ainsi le 8 janvier 1986, on le voit assistant à l'installation d'une pompe à eau solaire dans un village voisin d'Agadez. C'est probablement sa dernière apparition télévisée.
Sur le Dakar, l'étape Niamey-Gourma-Rharous, longue de 843 kilomètres, débute à 4 heures du matin. Directeur du rallye, Thierry Sabine en donne le départ. Le climat est capricieux, un vent de sable non négligeable se lève. Il décroîtra durant l'après-midi.
La matinée bien entamée, Sabine et Balavoine se rejoignent à l'aéroport de Niamey afin de partir pour Gao. Arrivés à 10 h 30, ils s'entretiennent avec le gouverneur malien au sujet des pompes à eaux. L'ambiance est animée car beaucoup de problèmes subsistent dans le bon déroulement de l'action humanitaire : les autorités bloquent les camions des Paris du cœur, qui ne peuvent ainsi faire route vers le Mali. Les échanges se prolongeront jusqu'à 16 heures.
Peu après, Sabine propose à Balavoine de le suivre afin de donner le coup d'envoi d'un match de football opposant l'équipe de Gao à celle de Mopti, match organisé dans le cadre du Paris-Dakar. La cérémonie s'éternise ; d'autant plus que le gouverneur ayant fait le déplacement, le chanteur en profite pour poursuivre la discussion.
L'hélicoptère de Thierry Sabine, piloté par François-Xavier Bagnoud, est prêt et doit initialement embarquer Jean-Paul Le Fur, technicien radio, ainsi que Jean-Luc Roy et Yann-Arthus Bertrand. Ces deux derniers s'apprêtent à filmer et photographier comme tous les jours le secteur Gao-Gourma. Un avion en provenance de Bamako se pose entre-temps. Ils proposent alors de céder leurs places et préfèrent le prendre pour rentrer. Il est 17 heures, le jour décline et la météo se dégrade progressivement, le vent se relève. Sabine, se souvenant que le chanteur lui réclamait inlassablement un baptême de l'air en hélicoptère, lui attribue au dernier moment un siège. Balavoine un peu anxieux hésite, puis fini par monter à bord pressé par le temps.
A 17 h 15, l'appareil décolle et doit rejoindre le bivouac de Gourma-Rharous, arrivée de l'étape. Il leur faut parcourir environ deux cents kilomètres depuis Gao dans des conditions délicates. Les passagers respectifs sont donc Sabine, Balavoine, François-Xavier Bagnoud et Jean-Paul Le Fur.
Vers 18 h 10, ils s'arrêtent une première fois à Gossi au départ de la deuxième épreuve chronométrée ; Thierry en profite pour discuter avec des concurrents. Le vent de sable se faisant de plus en plus fort, il leur faut repartir d'autant plus que leur hélicoptère n'est pas équipé pour voler de nuit. La jeune journaliste Nathaly Odent présente sur les lieux monte spontanément à bord, comme elle a l'habitude de le faire chaque jours avec n'importe quel appareil de la course. Elle occupe ainsi la dernière place vacante.
La nuit étant tombée, ils suivent le fleuve Niger (un repère plat et simple). A 22 kilomètres de Gourma, ils n'ont d'autres choix que de se poser en urgence, toute progression étant désormais impossible. Il est 19 heures, Sabine sort et croise une voiture. D'un ton calme et rassurant, il demande aux pilotes de signaler leur position au bivouac afin de réquisitionner un véhicule et de les ramener.
Mais inexplicablement, alors que tout danger était désormais écarté, l'appareil va redécoller et progresser avec comme seul repère au sol les feux arrière d'un 4x4 ; les deux concurrents à l'intérieur seront témoin de la filature. Volant en rases-mottes et balayé par la tempête, l'engin tangue dangereusement. L'hélicoptère fatalement désorienté passe sur l'avant droit du véhicule avec une vitesse horizontale très élevée.
Il heurte un arbre avec l'avant droit du patin et part en looping en se désintégrant sur plus de 150 mètres. Il est alors un peu moins de 19 h 30 ; le crash se produit à seulement 8 kilomètres de Gourma-Rharous Les cinq passagers meurent sur le coup.
Malgré tout de nombreuses zones d'ombres demeurent. En effet, diverses polémiques ont fait leur apparition quelques jours seulement après le drame. Thierry Sabine a été accusé d'être en fait aux commandes ce jour-là, idée démentie relativement rapidement. Puis une possible bavure militaire est évoquée, car l'appareil survolait alors une zone de conflits. Des véhicules auraient même reçu des balles. Cette hypothèse est toujours discutée.
Enfin, certains se sont penchés sur l'objet de leur redécollage. La seule et unique cause qui est été avancée fut la thèse de la blessure se fondant sur la découverte de gazes à l'endroit de leur arrêt. Morsure de serpent, piqure de scorpion ou tout autre traumatisme suffisamment grave pour s'envoler en urgence et ainsi arriver le plus vite possible.
Cependant aucune certitude ne doit être envisagée et de nombreuses autres rumeurs circulent encore aujourd'hui sur internet, la plupart étayant, avec plus ou moins de fantaisie, la thèse de l'attentat politique et/ou du sabotage.
Daniel Balavoine aurait eu 34 ans le 5 février 1986. Il repose désormais au cimetière de Ranquine à Biarritz, dans le département des Pyrénées-Atlantiques.
La mort de Daniel Balavoine intervient à un moment où le chanteur rêve d'entamer une carrière internationale. Son seul succès francophone ne lui suffit plus, il désire s'exporter outre-manche et créer un groupe.
Voulant se remettre en cause et repartir de zéro, il était convenu que dés février 1986 Balavoine irait s'installer à Londres, bastion de la musique dont il se réclamait. Là-bas était prévu l'admission du chanteur dans un groupe, groupe dans lequel il n'occuperait pas forcément la place de chanteur ou de leader. Entièrement anglo-saxonne et réservée au marché anglais, cette nouvelle production serait pour lui un moyen de convaincre les critiques rocks que sa musique est digne de la Grande-Bretagne. L'équipe aurait été composée, outre Balavoine, du batteur Joe Hammer, du guitariste John Wooloff et du claviériste Matt Clifford, le tout accompagné du fidèle Andy Scott à la réalisation.
En parallèle Balavoine veut continuer sa carrière nationale. Sa salle fétiche, le Palais des Sports doit à nouveau l'accueillir pour trois semaines de show dés la fin septembre 1986. Il n'était d'ailleurs pas exclu que le groupe anglais s'occupe de la première partie du spectacle en interprétant des inédits. Reproduire le son de Sauver l'amour sur scène aurait été la difficulté essentielle. Le virage sonore abordé aurait été excessivement conséquent et n'aurait sans doute rien eu de commun avec ses précédents concerts.
Ce spectacle aurait inauguré une tournée qui se serait étendue jusqu'au Pays-Bas, en passant par l'Allemagne et évidemment la France. Elle aurait pris fin en mars 1987 et c'est en octobre 1987 que Balavoine désirait voir paraître son premier album anglais. Un 45 tours à titre expérimental serait préalablement sorti au cours de l'année 1986. Il planifiait également la parution de son prochain opus francophone aux alentours de 1988-1989.
Autour de la quarantaine, le chanteur, estimant que son métier n'est pas une fin en soi, disait vouloir mettre un terme a sa carrière pour pouvoir commencer autre chose. Politique, production, cinéma, écriture... il ne le savait pas encore. Certaines personnes de son entourage affirment qu'il aurait quand même continué.
Tous ces projets soigneusement préparés ne verront jamais le jour. Balavoine n'assistera jamais à la naissance de sa fille Joana le 1er juin 1986.
"Je ne fais pas de la variété, cela n'a rien a voir avec la musique de Michel Sardou, résumait cyniquement Daniel Balavoine.
En effet, durant toute sa carrière, il n'a eu de cesse de blâmer les critiques rock qui, à son sens, censuraient son statut de "rockeur" et ne reconnaissaient pas à part entière son travail, ou tout simplement ne considéraient pas Balavoine comme de la musique rock. Cette quête permanente de reconnaissance artistique fut plus ou moins récompensée en 1984, année où il s'est vu accorder un portrait dans les Enfants du rock sur Antenne 2; il gardera toutefois une violente amertume vis-à-vis de cette presse spécialisée. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles il voulait tout recommencer en Angleterre; fonder un groupe de rock lui aurait assuré une légitimité à long terme.
Grand détracteur de la catégorie "variété", tout du moins de par le sens qu'on lui donne, il veut s'illustrer par une rupture nette avec cette dernière et définit la musique comme prioritaire sur les textes, sans pour autant les dénigrer, se distinguant ainsi du modèle français de tradition plutôt littéraire ne voulant en aucun cas être comparé à des poètes tels que Jacques Brel, Georges Brassens ou Léo Ferré. Il adopte donc un modèle anglo-saxon. Michel Berger étant l'un des premiers à avoir popularisé ce courant, c'est donc tout naturellement que Daniel Balavoine le prendra comme un exemple.
Issu de la nouvelle scène française émergeant à la fin des années 70, à savoir les Cabrel, Renaud, Souchon, Voulzy ou Goldman, il se distinguera des premiers dans sa volonté de mettre en avant l'instrumentation électronique, et d'utiliser à outrance les synthétiseurs. L'œuvre de Jean-Jacques Goldman, faisant partie de la même famille musicale que Daniel Balavoine, présente des similitudes avec cette dernière. Comme Jean-Michel Jarre (avec qui d'ailleurs il partage des sensibilités proches notamment dans le matériel technique utilisé, à l'image du Fairlight CMI), il se passionne progressivement pour le son.
Rétrospectivement reconnu comme étant une figure importante de la musique new-wave (ou synthpop) en France, il n'hésitait pas à critiquer une majorité d'artistes français établis, qu'il accusait alors de faire de la musique de « music hall », pas assez en rapport avec les attentes de la jeunesse tendant à se tourner d'avantage vers la musique anglo-saxonne.
Peter Gabriel, détenteur d'un univers bien singulier, est l'idole du chanteur ; une collaboration avait même était envisagée. Balavoine était enthousiaste face à l'arrivée des nouvelles technologies et motivé par la perpétuelle recherche de sons nouveaux. C'est dans cette optique d'innovation qu'il s'essaye même à la world music avec Pour la femme veuve qui s'éveille dont découle l'album Loin des yeux de l'Occident. Alchimiste de studio, il est perfectionniste et prend très au sérieux son travail de producteur.
On note que l'achat du Fairlight CMI marque un tournant décisif dans sa carrière. Grâce à ce matériel, il est l'un des premiers à avoir expérimenté le concept du home-studio ; grâce à l'informatisation de la musique il peut composer et travailler chez lui. Le sampleur Fairlight, permettant d'enregistrer des sons réels, puis de les échantillonner pour pouvoir ensuite les jouer libère l'inspiration de Balavoine. Les percussions ainsi que les effets synthétiques (synthèse proche de l'orgue ou du violon) occupent un rôle qui ne cessera de croître, devenant ainsi priorité sur Sauver l'amour. Le titre Ne parle pas de malheur est peut-être l'exemple le plus flagrant en matière de rythme et d'effets. Cependant l'excès d'arrangement et l'affluence des sons synthétiques peut également le discréditer aujourd'hui, la technique et le matériel musical ayant fatalement évolué. Sauver l'amour ne peut pas être non plus qualifié d'album de "laboratoire", album qui serait d'ailleurs taxé d'électro-pop aujourd'hui ; le solo de guitare de L'Aziza est un parfait contre exemple et relève que certains morceaux requièrent toujours beaucoup de spontanéité.
Compositeur avant d'être auteur, Balavoine élabore donc ses musiques avant d'y greffer ses textes, textes que d'ailleurs il écrit très rapidement et toujours au dernier moment; à titre d'anecdote Le Chanteur a été écrit en une demi-heure. Travaillant à l'oreille, il ne sait cependant pas écrire la mélodie. Il inclut dans une grande majorité de ses chansons la notion d'espoir au sein d'un environnement majoritairement désespérant, Vivre ou survivre et Tous les cris les S.O.S. illustrent bien cette idée, autant textuellement que musicalement.
Son écriture, engagées par les sujets traités, dresse le portrait de facettes sensibles de la société (célébrité, divorce, enfance, argent et réussite sociale, travail, guerres, drogue, torture, politique, amour, tolérance et racisme, drames humanitaires, vie et mort, etc...).
Sa voix reste néanmoins sa principale caractéristique. Puissante et assez singulière, on la reconnait par son timbre haut perché et éraillé. En ce qui concerne son amplitude les avis divergent. Si les plus enthousiastes vont jusqu'à lui octroyer cinq octaves, il est certain qu'il eu au moins au début de sa carrière quatre octaves, qui lui étaient nécessaires pour chanter le S.O.S. de Starmania comme il l'a fait (Peter Kingsbery n'en avait que trois dans sa version de Tycoon, puis la chanson a été reprise avec trois ou quatre octaves selon les capacités). Il est probable que n'utilisant que peu cette capacité (surtout dans les notes basses) par la suite, il l'ai perdue, se contentant de trois octaves. La confusion qu'engendre sa tonalité naturellement plus haute que la normale, aurait tendance à l'oreille, à majorer son étendue vocale. Contrairement aux idées reçues, il n'utilise que très peu la voix de tête et reste la majeure partie du temps en voix pleine, laquelle lui suffisant pour chanter haut. Une lointaine similitude pourrait être entreprise avec le timbre de Freddie Mercury ou de Michael Jackson.
Nombre d'artistes ont interprété ultérieurement des chansons de son répertoire tel que Jeanne Mas, Liane Foly, Léna Ka, Johnny Hallyday, Nicole Rieu, Pascal Obispo, Patrick Fiori, Florent Pagny, la troupe des Enfoirés, Grégory Lemarchal ou Marie Denise Pelletier pour ne citer qu'eux.
Daniel Balavoine a vendu près de 20 millions de disques et est de ceux dont la carrière posthume est autant prolifique sinon plus que celle menée de leur vivant. Il est fréquemment diffusé sur les ondes (en 2003, il a été l'artiste le plus diffusé à la radio, en moyenne une fois par heure) et souvent repris à la télévision.
Balavoine jouit encore aujourd'hui d'une grande popularité, en témoigne les ventes de ses principaux best-of: L'essentiel (paru en 1995) vendu à 720 000 exemplaires et l'actuel Balavoine sans frontières (paru en 2005) atteignant les 150 000 copies. Cette grande popularité nuit à sa reconnaissance par la critique rock. Ses actions humanitaires et prises de positions sont unanimement saluées Cependant très peu d'artistes de la nouvelle génération se réclament de lui musicalement.
C'est le troisième auteur compositeur disparu qui génère le plus de droits d'auteur en France, derrière Joe Dassin et Michel Berger
Nicka *
Biographie de C.
Jérôme
De son vrai nom Claude Dhotel, C Jérôme est né le 21 décembre 1946, à Paris. Elevé par ses grands-parents, il passe son enfance dans un petit village près de Nancy, Champenoux. Encore adolescent, il se lance dans la chanson et monte son groupe de musique. Ensemble, ils écument toutes les salles de spectacles de la région. Grisé par ces débuts prometteurs, il s'installe à Paris. Il est alors seulement âgé de 17 ans et fréquente très vite les endroits à la mode, 'Le Golf Drouot', 'La Locomotive'... C'est au cours de l'une de ces soirées, qu'il fait une rencontre décisive avec Jean Albertini. Il devient son producteur et avec son soutien, il enregistre en 1967 son premier 45 tours sous le pseudo de C Jérôme. Avec son deuxième titre, 'Le petit chaperon rouge est mort', il devient le chouchou de l'émission 'Salut les copains', consacré à cette période yéyé. En 1969, 'Quand la mer se retire', connaît un succès immédiat. Les tubes s'enchaînent jusqu'au très célèbre 'Kiss me', en 1972, dont il existe plus de 22 versions dans le monde. Après une période de creux, C Jérôme retrouve en 1985 le devant de la scène avec son titre 'Et tu danses avec lui'. La chanson fait un carton et plus d'un million de disques sont vendus. Malgré ce retour étonnant, la carrière du chanteur s'essouffle à nouveau et C Jérôme choisit de se diriger vers une carrière d'animateur En 1997, il est opéré d'urgence d'une tumeur cancéreuse qui met un terme à ses nouvelles expériences professionnelles. Après plusieurs récidives, la maladie l'emporte le 14 mars 2000 à l'âge de 53 ans.
Nicka *